Profil des fourmis charpentières (fourmis noires gâte-bois)

Les habitations à proximité de boisés ou d’arbres endommagés sont plus susceptibles d’être infestées. L’existence d’infiltrations d’eau (particulièrement au niveau des seuils de portes et fenêtres) et la présence de bois pourri au niveau de la structure d’un bâtiment favorisent la nidification de ces insectes. Une colonie peut compter plus de 3000 insectes et produit des individus sexués après 2 à 5 ans…

Insecte de l’ordre des hyménoptères et de la famille des formicidés.

Taille

  • Reine : 13 à 15 mm
  • Ouvrière : 6 à 10 mm
  • Soldat : 6 à 10 mm

Description

  • Aussi connues sous le nom de fourmis gâte-bois
  • Insectes de différentes tailles au sein d’une même colonie
  • Couleur noire, parfois brun à rougeâtre
  • Les mâles sont ailés après l’accouplement
  • Les ouvrières sont des femelles stériles sans ailes
  • Parties buccales bien développées du type broyeur
  • Se distinguent des autres fourmis par leur capacité de creuser des galeries dans le bois

Développement

  • L’accouplement et la fécondation se produisent lors de vols nuptiaux (essaimage)
  • Une seule femelle (reine), par nid, qui pond des oeufs
  • La reine soigne et nourrit la première portée d’ouvrières
  • L’éclosion des oeufs se produit en dedans de 24 jours
  • Le cycle de développement, d’oeuf à adulte, est d’environ 9 semaines
  • Apparition d’individus ailés après plus de deux ans d’existence de la colonie
  • Une colonie peut compter plus de 3000 insectes et produit des individus sexués après 2 à 5 ans

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La présence de fourmis charpentières (ou fourmis gâte-bois) dans les bâtiments est généralement reliée à la présence d’arbres ou de bois infesté dans l’environnement extérieur immédiat. L’introduction de bois de chauffage et de matériaux infestés peut aussi en être la cause. Les infiltrations d’eau dans les seuils de portes et des fenêtres ou dans les toitures favorisent la nidification de colonies de fourmis gâte-bois.

Mœurs

  • Les sites de nidification sont établis dans le bois humide et pourri
  • S’attaquent aussi au bois sec et à certains isolants (mousse polystyrène et cellulose) par la suite
  • Actives jour et nuit selon les conditions climatiques
  • Omnivores, elles se nourrissent d’une grande variété d’aliments tels que : « matières animales, insectes, sève des plantes, miellat sécrété par certains pucerons, sirop, sucre de fruits, matières grasses… etc »

Risque d’infestation

Les habitations à proximité de boisés ou d’arbres endommagés sont plus susceptibles d’être infestées. L’existence d’infiltrations d’eau (particulièrement au niveau des seuils de portes et fenêtres) et la présence de bois pourri au niveau de la structure d’un bâtiment favorisent la nidification de ces insectes. L’édification d’une colonie, à l’intérieur d’une résidence, débute par l’infiltration directe d’une femelle ailée (reine), l’introduction de matériaux ou bois de chauffage infestés ou la migration d’une colonie d’insectes vivant à l’extérieur. La présence de ces insectes, à l’intérieur, durant les mois d’hiver, confirme l’existence d’une colonie déjà établie entre les murs. Les sentiers de circulation peuvent être de 30 pieds (près de 100 mètres).

Depuis quelques années, les infestations de fourmis charpentières sont de plus en plus fréquentes au Québec et leur contrôle est considéré comme des plus difficiles.

Prévention

Afin de prévenir les infestations de fourmis charpentières, il est important d’éliminer toutes les conditions favorisant la nidification et l’établissement de colonies, tels que :

À l’extérieur :

  • Présence de souches, branches et arbres morts ou en dépérissement.
  • Bois pourris dans les murs de soutènement, le long des allées et dans les clôtures.
  • Galeries, patios, cadres de portes et fenêtres, soffites en état de décomposition.
  • Bois de chauffage ou matériaux de construction entreposés près de la maison.
  • Branches d’arbres qui entrent en contact avec le bâtiment et les poteaux de téléphone.
  • Fissures et ouvertures dans la structure.

À l’intérieur :

  • Fuites d’eau provenant d’une plomberie défectueuse.
  • Infiltrations d’eau de toutes sortes (toiture, portes, fenêtres).
  • Introduction de bois de chauffage infesté.
  • Résidus alimentaires sucrés ou autres.

Répression

Il est possible d’identifier la présence de ces insectes et d’évaluer l’importance et l’étendue de l’infestation, en utilisant des pièges englués, non toxiques, le long de leurs sentiers de circulation, ainsi que dans les endroits stratégiques, à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments.

Considérant le degré de difficulté élevé, en ce qui concerne le contrôle des fourmis charpentières, il est essentiel de consulter un spécialiste afin d’être en mesure d’établir un plan d’action orienté vers la gestion du problème dans son ensemble plutôt qu’une série d’interventions localisées pouvant, à la limite, compliquer la situation.

Note : Le contrôle des fourmis charpentières représente un niveau très élevé de difficulté.

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