Profil de la pollénie du lombric

La femelle pond ses oeufs dans les fissures du sol. La larve (asticot) pénètre dans le sol, parasite un vers de terre et s’y développe. Elle s’introduit dans les bâtiments à l’automne, dès le refroidissement de la température, pour y hiverner. Il peut être nécessaire de procéder à une vaporisation des structures extérieures du bâtiment à protéger, vers la fin du mois d’août ou début septembre. La présence de ces mouches en quantité, peut indirectement être la cause d’une infestation de dermestidés…

Insecte de l’ordre des disptères et de la famille des caliphoridae.

Taille

  • Adulte : 7 mm
  • Larve : 7 à 10 mm

Description

  • De couleur gris foncé, se différencie de la mouche domestique par sa taille plus importante et son tempérament léthargique, car elle vole plus lentement.
  • Le thorax, gris foncé, est nuancé de taches plus pâles et est couvert de petits poils dorés.
  • Au repos, les ailes sont croisées sur le corps.
  • Lorsque présente en grande quantité, une odeur « âcre et sucrée » est perceptible.

Développement

  • Métamorphose complète (oeuf – larve – pupe – adulte).
  • La femelle pond ses œufs dans les fissures du sol.
  • Les œufs prennent environ 7 jours pour éclore.
  • La larve (asticot) pénètre dans le sol, parasite un vers de terre et s’y développe.
  • Le stade larvaire dure de 13 à 22 jours.
  • Les nymphes muent 5 fois et un repas de sang est essentiel entre chaque mue
  • La larve quitte ensuite le vers de terre pour pulper durant 11 à 14 jours
  • Le cycle de développement est complété entre 27 à 39 jours.
  • Jusqu’à 4 générations par année.

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Les pollénies migrent à l’intérieur des bâtiments à l’automne afin de survivre à l’hiver. Elles redeviennent actives dès le mois de mars et circulent de façon erratique à l’intérieur des locaux infestés.

Moeurs

  • Vit à l’extérieur durant l’été et se nourrit du nectar des fleurs, de jus de fruit et quelquefois de sève.
  • S’introduit dans les bâtiments à l’automne, dès le refroidissement de la température, pour y hiverner.
  • Les pollénies s’agglutinent en grappe dans les entretoits, greniers, entre les murs, contour des portes non-hermétiques. À l’automne, il est fréquent de constater leur présence, sur les parois extérieures les plus exposées au soleil.
  • Au printemps, lors du réchauffement des températures, elles émergent à l’intérieur et volent maladroitement vers les fenêtres en bourdonnant.
  • La présence de ces mouches en quantité, peut indirectement être la cause d’une infestation de dermestidés.
  • Les appartements, les chambres d’hôtel (ou résidences étudiantes) sont souvent contaminés par le transfert de meubles d’un endroit à un autre

Risque d’infestation

OCCASIONNEL : En milieu urbain

De plus en plus FRÉQUENT : dans les immeubles multi-logis, hôtels et résidences étudiantes, causé par le transfert de meubles d’un endroit à un autre.

Prévention

La façon la plus efficace de prévenir les infestations de pollénies est de rendre la structure des bâtiments le plus étanche possible, par l’installation de moustiquaires hermétiques dans les portes, fenêtres et contour des soffites non étanches, grillages sur les trappes de ventilation et l’obturation des fissures et ouvertures permettant aux insectes de s’infiltrer.

Répression

L’installation de pièges à mouches englués, imprégnés d’un appât sexuel et/ou de plaquettes insecticides à base de dichlorvos dans l’entretoit, contribuera à contrôler la plupart des mouches qui auraient réussi à s’infiltrer à ce niveau.

Il peut être nécessaire de procéder à une vaporisation des structures extérieures du bâtiment à protéger, vers la fin du mois d’août ou début septembre.

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